N'hésitez à nous envoyer des infos !
Le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, créé en 1995 pour porter le feu et la parole des insurgés et communautés zapatistes et plus largement des luttes sociales au Mexique, a continuellement fait le lien entre ceux qui luttent ici et là-bas, radicalement, contre le système capitaliste.
Engagés à soutenir toutes les luttes d’autonomie et de projets autogestionnaires, il nous semble fondamental de nous positionner face à l’expulsion du lieu occupé « La Clinique » à Montreuil et les violences policières qui ont suivi.
Pour nous, « La Clinique » était un exemple de construction d’espaces communautaires pour tous les sans voix et les sans droits ou se mêlaient projets de vie, de lutte et d’organisation politique, en dehors des partis.
Ce lieu était tellement important car il se voulait un centre social autogéré dans un quartier populaire de la périphérie de Paris. Comme toujours, l’État et sa police ont décidé de détruire cette expérience concrète de résistance et de construction d’un autre futur. Ils l’ont fait avec une violence extrême. Les mercenaires de la police ont délibérément blessé plusieurs habitants de « La Clinique » et leurs soutiens du quartier.
L’un de nos camarades a perdu un œil visé à la tête par un policier avec son flash-ball. Ce camarade fait notamment parti de La Parole errante, située également à Montreuil, espace culturel qui a toujours ouvert ses portes pour des initiatives en solidarité avec les zapatistes, les gens d’Atenco et plus largement aux différents luttes.
La violence dont a fait preuve une fois de plus la police à Montreuil n’est pas une bavure de plus : elle vise, ici comme au Mexique ou ailleurs, à dissuader les gens de reprendre en main leur vie et les territoires qu’ils occupent que ce soit celui de leur ville, de leur rue ou de leur communauté.
D’Atenco au Chiapas, de Montreuil à Tarnac, de la Guadeloupe au Pérou, de Toronto à Oaxaca, la police et l’armée sont à pied d’œuvre pour défendre l’État et ses valets.
Aux côtés de ceux qui luttent à Montreuil et ailleurs, nous continuerons à défendre nos territoires de vie et de résistance face aux gouvernants et aux exploiteurs.
Police hors de nos quartiers !Le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte.
Contact avec les habitants de la clinique :
laclinique93(a)gmail.com et www.laclinique.over-blog.net
Site internet de La Parole errante :
www.la-parole-errante.org
La clinique occupée à Montreuil n'a jamais été un centre culturel ou alternatif, mais un lieu d'organisation politique et de mise en question de la gestion de la ville et de nos vies. Se permettre d’occuper des espaces vacants, que ce soit pour accéder à autre chose qu’un logement insalubre ou minuscule, ou se donner les moyens d'éviter le travail salarié. S’organiser pour se rassembler en cas d’arrestation de sans-papiers, soutenir, rendre visible, empêcher. Se réunir pour soutenir des prisonniers pris dans l’épouvantail antiterroriste. S’organiser face aux institutions sociales pour éviter le contrôle permanent pour avoir un bout de RSA ou pour débloquer des cas individuels en occupant la CAF. S’organiser pour empêcher la venue de Nicolas Sarkozy ou Dieudonné. Des magasins gratuits dans la rue, un journal mural hebdomadaire, des barbecues et cantines, un ciné club et des projections, des concerts… La clinique c’est tout cela et bien d’autres choses.
Mercredi dernier, c'est tout cela qui s'est fait expulser par deux cent flics suréquipés occupant la Croix de Chavaux, le RAID bastonnant les habitants pour les arracher du toit.
Le soir même, lors d’une déambulation de protestation, 5 personnes se font tirer au flash ball au niveau de la tête. L’une d’elle est atteinte à l'œil, et le perd. Seules la préfecture et la presse minimisent toujours ces blessures et font mine de douter du lien entre le tir et cette mutilation.
Et pendant que nous nous faisons soigner, la police se couvre: le commissariat saisit l’IGS et le parquet charge lourdement deux personnes arbitrairement arrêtées ce soir-là. Exactement comme le 4 juin 2008, quand le même commissariat de Montreuil avait utilisé ces deux outils bien rodés après une violente charge contre une manifestation de protestation à l'arrestation d'un sans-papier: saisie de l’IGS et inculpation des manifestants blessés, dont un par flash ball. Déjà. Alors qu’un an plus tard les personnes mises en cause étaient relaxées grâce aux nombreux témoins, l’enquête de l’IGS n’avait donné lieu à aucune poursuite, tout comme celles de la CNDS (commission nationale de la déontologie de la sécurité) qui pourtant condamnait une « intervention disproportionnée ». Les fins tireurs de la BAC ce mercredi étaient-ils les mêmes?
Il n'y a pas à s'étonner de la violence policière. Nous continuerons à occuper la rue car c’est notre terrain de lutte et nous l'occuperont sans attendre que la Commission de déontologie, l’IGS, les Verts, la Mairie, le PS, la justice, ou le pape jugent que la police a exagéré et qu’il faut intervenir contre les violences républicaines. « Nous sommes casqués car nous prenons la mesure des dangers que l’on encourt quand on manifeste notre colère dans la rue. Il nous faut être prêts à nous défendre si les flics nous attaquent. » Voilà ce qu'expliquait le texte que nous avons lu et distribué aux quelques 500 personnes qui nous ont emboité le pas lors de la manifestation de lundi. Voilà pourquoi certains d'entre nous étaient casqués, équipés pour se défendre face à la police. Voilà pourquoi des banderoles renforcées protégeaient la tête et la queue de la manif. Le déroulé de la manifestation montre que ces protections n'étaient pas du luxe...
Les flics nous ont bloqué à diverses reprises. Les barrages ont été contournés jusqu’au marché de la Croix de Chavaux. Mais là, profitant du vaste espace de la place, les flics, gardes mobiles et fidèles BACeux, nous ont attaqué latéralement.
De la peinture et des pétards ont bien été jetés par endroits vers les Robocops surprotégés, pour soutenir les banderoles dans leur résistance aux charges policières, mais 11 manifestants, heureusement protégés de leurs coups par les banderoles, ont été isolés et placés en garde à vue . Ils ont été libérés sans suite judiciaire au petit matin, les flics n'ayant rien pour les charger juridiquement.
Dans la soirée, des vitrines de la rue piétonne, boîte d'interim (Tais-toi et trime), EDF (Tu peux pas payer, on va te couper), Quick (Boulot de merde, bouffe de merde), agence immobilière (Ça va te coûter cher) tombent. C'est le quatorze juillet. Dans tous le département, la police est débordée par les voitures qui brûlent et les feux d'artifices dirigés contre eux. La police fait ce qu'elle peut. Au commissariat de Montreuil, une manifestante est enfermée avec une gamine de 10 ans, arrêtée parce qu'elle avait des pétards dans son sac.
(écrit le) Mardi 14 juillet, La Boissière, Montreuil
Notre défense collective ne se construira pas en un jour.
Contre toutes les polices, organisons-nous.
m° Croix de Chavaux.
http://laclinique.over-blog.net/
«Je ne pense pas que la violence venait des manifestants. Mais bien des policiers». La député-maire de Montreuil, Dominique Voynet, interrogée ce mardi matin au micro de France Info, a dénoncé des violences disproportionnées de la part des policiers la nuit dernière.
Des centaines de jeunes, certains casqués et cagoulés, s'étaient rassemblés lundi en fin d'après-midi, à Montreuil, pour protester contre ce qu'ils qualifient de «violences policières» lors de l'évacuation d'un squat mercredi dans la ville.
Lundi 13 juillet, vers 20 heures, de nombreux jeunes font face à un important dispositif de forces de l'ordre, qu'il bombardent de fusées, de pétards ou de fumigènes, sans provoquer de riposte des gardes mobiles. Mais peu avant 21 heures, les forces de l'ordre commencent soudainement à tirer des grenades lacrymogènes puis chargent les manifestants, qui répliquent à coups de chaises, de pots de peinture et de projectiles divers.
«Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens »
«L'ordre de dissoudre la manifestation, venu d'en haut, est arrivé à un moment où les manifestants étaient pourtant pacifiques, tranquilles. Où rien ne laissait présager une mise ne péril de la sécurité des personnes et de l'ordre public», témoigne Dominique Voynet. Selon elle, c'est le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) qui a donné le feu vert au commissaire de Montreuil. Un directeur qui s'est, selon elle, «illustré en disant à quelques personnes témoins de la scène des propos étranges et révoltants». Il aurait lancé : «Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens ! ».
«Lorsque la manifestation a été dissoute, les forces de l'ordre, ne se sont d'ailleurs pas contentés de séparer les manifestants. Ils en ont plaqué un bon nombre contre les murs, certains ont été frappés à grands coups de matraque, d'autres ont été arrosés de gaz lacrymogène», poursuit la maire de Montreuil.
«Tout ceci s'est passé devant des habitants de la ville stupéfaits, effarées. Il y avait parmi eux des familles qui se rendaient au feu d'artifice du 13 juillet. Des clients des bars, qui observaient tout ça, avaient le sentiment qu'ils se trouvaient sur une autre planète», décrit-elle. Une démonstration de force «totalement inutile» qui a généré le désordre, estime Dominique Voynet, qui réclame aujourd'hui qu'une enquête soit ouverte.
PARIS (AFP) — La police des polices a été saisie après la plainte d'un jeune homme de 34 ans, qui affirme avoir perdu un oeil après avoir reçu un tir de flash-ball lors d'un rassemblement de soutien à des expulsés d'un squat à Montreuil, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.
L'inspection générale des services (IGS) "a été saisie après qu'un jeune homme eut déposé une plainte. Elle a déjà entendu le jeune homme et d'autres personnes dans cette affaire", a dit à l'AFP une source judiciaire.
"L'IGS est venue entendre mon fils à l'hôpital", a confirmé à l'AFP Stéphane Gatti, le père du jeune homme, Joachim Gatti. D'après M. Gatti, les médecins experts ont également déjà rendu leur rapport. Ils auraient conclu que "vu l'impact de la blessure reçue, celle-ci ne peut avoir été réalisée que par un flash-ball", a-t-il déclaré.
Les faits remontent à mercredi dernier. A la suite d'un ordre de la préfecture de Seine-Saint-Denis, une quinzaine de personnes ont été évacuées le matin, sans heurts, des locaux d'une ancienne clinique à la Croix de Chavaux à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Dans la soirée, environ une trentaine de personnes, dont Joachim Gatti, ont organisé un rassemblement "festif" devant les locaux de l'ancienne clinique pour protester contre l'expulsion.
La police a procédé à trois arrestations et tiré au flash-ball, selon des témoins et la préfecture. Touché, Joachim Gatti a été transporté dans un hôpital parisien. Il a perdu son oeil droit.
D'après la préfecture, les squatters, qui tentaient de réinvestir les lieux, avaient tiré en premier des projectiles sur les policiers, qui ont riposté en faisant usage de flash-ball. La préfecture a dit que l'enquête devrait établir s'il existe un lien entre les tirs de flash-ball et la perte de l'oeil de Joachim Gatti.
Pour Stéphane Gatti, "les policiers ont tiré sans sommation. Ce n'est pas une bavure mais une brutalité policière", dit-il.
"Ils (les manifestants) avaient organisé une fête de gnocchi avec de la sauce tomate devant la clinique. Il y a eu des feux d'artifice tirés. Ils ont cru qu'il n'y avait que trois vigiles. Une quinzaine de policiers sont sortis de leurs voitures et ont tiré sans sommation. Ils étaient à cinq mètres et ils ont tiré plusieurs fois avec leurs flash-balls. C'est une chasse au lapin", déclare M. Gatti.
"La ville a demandé une explication et salue la décision du commissaire de saisir l'IGS. Mais je constate que le travail de restauration d'une police républicaine n'est pas encore achevé à Montreuil", avait réagi Dominique Voynet, la sénatrice-maire (Verts) de Montreuil.
Dimanche, environ 60 personnes se sont retrouvées à Montreuil, dans le but de s'organiser en vue de prochaines actions pour protester contre l'intervention de la police.
"Que l'on habite un quartier de banlieue où la police harcèle quotidiennement la population, que l'on s'oppose aux arrestations de sans-papiers (...) il est de plus en plus fréquent de se trouver dans la ligne d'un policier prêt à dégainer", déclare dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires.
Une manifestation est prévue lundi 13 juillet à 19H00 à la Croix de Chavaux à Montreuil.
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Juin 2009 : la Demi Lune
La demi lune est un lieu occupé depuis nov 2008 au 64-66 rue de la demi lune a Montreuil.
C'est le lieu d'habitation et de vie de 20 grands, et 4petits, c'est aussi de nombreux concerts, 1 vide grenier, 28 barbecue, 2 paires d'échasses, 2 acordéons, 1 atelier velo, 32 assiettes, 86 brosses a dents...
La juge et l'huissier ont decidé que la demi lune etait expulsable sans délais,...
Une fois de plus, il est donc, temps de renaitre, de faire les sacs, tel des chasseurs cueilleurs
qui decident de quitter la terre pour rejoindre les étoiles....
Les bulldozers ne detruiront rien de ce que nous avons construit ici... on perdra cette partie avec le sourire
parce que dans le fond on ne joue que pour que le jeu s'arrete...
Et si nos vies sont precaires c'est que tout le reste ne l'est pas... parce que nos choix sont affirmés et non negociables...
On prefere dormir dehors demain plutot que d'ecraser la tete du voisin pour rentrer chez soi...
21 juin, premier jour de l'été? Et si le printemps était plus long que prevu? Les vacances seront pour plus tard... Nous sommes encore en temps de floraison....

Alors que l’horrible incident qui a eu lieu le 1er juillet, a reçu peu de publicité en Europe, et
qu’en Allemagne on a mis davantage l'accent sur les questions touchant à la sécurité dans les tribunaux que sur les motivations racistes de l'attaque, à 3200 km de là, dans son
pays natal, l'Egypte, la pharmacienne de 32 ans a été nommée la «martyre du foulard".
Elle est devenue un symbole national de la persécution pour un nombre croissant de manifestants, qui sont
descendus dans la rue pour protester contre ce qu’ils perçoivent comme une croissance de l'islamophobie en Occident. Les funérailles de Sherbini ont eu lieu dans sa ville natale,
Alexandrie, le lundi 6 juillet, en présence de milliers de personnes endeuillées et de personnages du gouvernement. Il est prévu de donner son nom à une rue.
Sherbini, une ancienne championne nationale de handball, et Okaz, un ingénieur en génie génétique sur le
point de présenter sa thèse de doctorat, vivaient en Allemagne depuis 2003, et d’après ce que l’on sait, ils prévoyaient de retourner en Égypte à la fin de l'année. Ils attendaient un
deuxième enfant pour janvier prochain.
Alex W., un chômeur originaire de Perm en Russie, avait été reconnu en novembre dernier coupable d'outrage et
d’abus contre Sherbini, pour lui avoir crié «terroriste» et «pute islamiste ", lors de la rencontre dans un parc de Dresde. Il avait été condamné à une amende de 780 € mais avait
fait appel du verdict, raison pour laquelle il s’est de nouveau trouvé face à Sherbini au tribunal.
"La colère est forte", a déclaré Joseph Mayton, rédacteur du site web d'informations de langue anglaise Bikya
Masr. "Jamais depuis que l'Égypte avait remporté la Coupe d’Afrique [de football], les Égyptiens ne s’étaient retrouvés unis sous une bannière commune".
En Allemagne, le gouvernement d'Angela Merkel a été vivement critiqué pour la mollesse de sa réaction
au premier assassinat islamophobe dans l’histoire du pays. Les secrétaires généraux du Conseil central des Juifs d’Allemagne et le Conseil central des musulmans, Stephen Kramer et
Aiman Mazyek, qui se sont rendus ensemble lundi au chevet du mari de Sherbini qui a fait lundi une visite conjointe à l'Sherbini chevet de son mari, ont parlé des réactions «inexplicablement
rares" de la part des médias et des politiciens .
Ils ont dit que même si le caractère raciste du meurtre est hors de question, le débat en Allemagne s’est
concentré davantage sur la question de l'absence de sécurité dans la salle d'audience. "Je pense que les faits parlent d'eux-mêmes», a déclaré Kramer.
Le porte-parole adjoint du gouvernement Thomas Steg rejeté la critique, disant qu’on n’en savait pas encore
assez sur les détails de l'incident.
"Dans ce cas concret, nous nous sommes retenus de faire une déclaration parce que les circonstances ne sont
pas suffisamment claires pour permettre une réponse politique large ", a-t-il dit, ajoutant: «S’ils ‘avérait qu’il s’agissait bien d’un acte xénophobe et raciste, [le gouvernement] le
condamnerait dans les termes les plus vigoureux possibles ".
Alors que des centaines d'Arabes et de Musulmans manifestaient en Allemagne, et que des observateurs
faisaient des comparaisons avec l’affaire des caricatures danoises, des représentants du gouvernement égyptien à Berlin ont déclaré qu'il était important de garder l'incident en
perspective.
«C’était un incident criminel, mais cela ne signifie pas qu’on assiste à une persécution populaire des
musulmans est en place», a dit Magdi El Sayed, le porte-parole de l'ambassade d'Égypte à Berlin.
Mais comme il s'est produit quelques jours seulement après que Nicolas Sarkozy avait prononcé un important
discours de politique générale dénonçant la burqa, de nombreux Égyptiens pensent que la mort de Sherbini s’inscrit dans une tendance plus générale à l'intolérance envers les musulmans en
Europe.
L'ambassade d'Allemagne au Caire a cherché à calmer le jeu, en organisant une visite de condoléances de
l'ambassadeur à la famille de la victime en publiant une déclaration insistant sur le fait que l'attentat ne reflète pas le sentiment général des Allemands envers les Égyptiens.
Des protestataires ont lancé des appels répétés à manifester devant l'ambassade d'Allemagne au Caire.
Le Syndicat des pharmaciens égyptiens a dit qu'il envisage une semaine de boycott des médicaments allemands.
Le frère de la victime, Tarek El Sherbini, hôte d’un talk show populaire, a qualifié l’Allemagne de
pays "froid". Des pontes médiatiques, comme Abdel Azeem Hamad, rédacteur en chef du quotidien AshShorouk, ont attribué le désintérêt des médias occidentaux pour cette affaire au
racisme, faisant valoir que si Sherbini avait été juive, elle aurait reçu beaucoup plus d'attention.
Les hommes politiques en Egypte cherchent à chevaucher la vague de fond des sentiments populaires. Mais
certains commentateurs ont critiqué la réaction à l'assassinat comme une diversion pour le régime impopulaire du président Hosni Mubarak, qui fait face en ce moment actuellement à une vague de
grèves et sit-ins.
13 juillet 2009
de Mirage
Ils ont été des centaines à répondre à l’appel et venir déposer des roses blanches devant l’Hôtel de Ville,
habitants de Dresde ou d’autres villes, Allemands et étrangers, Musulmans et Non-Musulmans. Toutefois le chiffre de 1 500 participants avancé tout d’abord par la police et repris par les agences
de presse, certaines parlant même de plusieurs milliers, semble largement exagéré. Sciemment ? D’autres
sources parlent de 800 participants, ce que confirme Wolfgang Donsbach, Professeur en communication et fondateur de l’institut du même nom à l’université technique de Dresde, dans la lettre ouverte « Dresde, réveille-toi ! » qu’il vient de publier au sujet de la xénophobie très
présente à Dresde, n’hésitant pas à affirmer – et il n’est pas le seul - que l’idéologie xénophobe de l’extrême droite s’est déjà installée au sein de la société sinon allemande du moins de
Dresde, l’une des grandes villes allemandes comptant le moins d’étrangers. Rappelant que cette commémoration a été retransmise et commentée à l’étranger, il estime à juste titre le nombre de
participants dérisoire et dénonce également l’attitude des responsables politiques de la ville et du land : le manque de soutien pour l’organisation de la commémoration de la part de la
municipalité, la mairesse de Dresde (CDU) ne daignant pas interrompre ses vacances et se faisant représenter par un de ses adjoints, de même le ministre-président de la Saxe (CDU) ne se déplaçant
pas et envoyant le ministre de la Justice et la ministre des Sciences comme représentants.
Il faut d’ailleurs bien constater que les responsables politiques, d’habitude si prompts à venir postillonner dans les micros, se sont fait tirer l’oreille avant de réagir et encore, très timidement. Les Verts n’ont publié leur communiqué que le 10 juillet. Chez la CDU, c’est en quelque sorte motus et bouche cousue ! A-t-on peur de se faire renvoyer à la figure les campagnes électorales nettement xénophobes de Roland Koch dans le land du Hesse par exemple ? Le gouvernement fédéral a envoyé la déléguée du gouvernement aux étrangers au chevet du mari de la défunte, toujours hospitalisé à Dresde. La chancelière, Angela Merkel, n’a pas daigné s’exprimer personnellement, diligentant, 10 jours après le drame, son porte-parole et présentant, presque en catimini, ses condoléances au président égyptien lors du G8. Quant au président de la République fédérale, dont le rôle ne dépasse guère celui de l’inauguration des chrysanthèmes comme au temps de la IVe république en France, il s’est tu également, préférant philosopher sur le rôle des banquiers ! Seule la SPD a profité de la cérémonie pour essayer de se profiler, mais il faut dire que dans deux mois on vote en Allemagne ! Franz Müntefering, secrétaire général des sociaux-démocrates, était donc samedi aux premières loges à Dresde, appelant les partis démocrates à travailler ensemble face à l’extrême droite.
De l’autre côté, les médias allemands ne font pas meilleure figure. Il a tout de même fallu une bonne semaine avant qu’ils ne couvrent l’évènement dans sa véritable dimension et non pas comme un fait divers presque banal. Certains ont même, comme d’habitude pourrait-on dire, voulu attiser les peurs annonçant avec les images de l’enterrement de Marwa à Alexandrie des attaques « islamistes » envers l’Allemagne et l’occident. D’autres, plus sérieux, comme le Tagesspiegel, ont fait leur mea culpa parlant, enfin, d’un crime xénophobe, raciste ou même islamophobe et s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles les médias n’avaient pas traité l’affaire plus amplement comme ce fut par exemple le cas fin 2007 lorsque deux jeunes issus de l’immigration tabassèrent un retraité dans le métro de Munich. Est-ce peut-être – et très certainement – parce que le cas de figure de Dresde ne collait pas avec les clichés si souvent colportés ? D’un côté un Allemand sans formation et au chômage, de l’autre un couple de jeunes Egyptiens au cursus universitaire des plus présentables ! Marwa El-Sherbini était pharmacienne diplômée et son mari, actuellement doctorant en génétique et biologie moléculaire à l’Institut Max Planck de Dresde, devait à la fin de l’année commencer sa carrière comme enseignant-chercheur à l’université Minufiyya en Egypte.
Ceci explique vraisemblablement pourquoi Andrea Dernbach, journaliste au Tagesspiegel, s’est intéressée de plus près à la personne de Marwa El-Sherbini lui consacrant dans l’édition du 13 juillet un grand article, après s’être entretenue avec les amis de Marwa et sa famille. Dans cet article il y est également question du futur centre culturel islamique de Dresde qui devra porter le nom de Marwa El-Sherbini. Ce projet n’est pas récent, Marwa elle-même y participait. Mais les étudiants égyptiens de Dresde se sentent désormais dans l’obligation d’accélérer le projet, soutenus en cela par la famille El-Sherbini mais aussi par la direction de l’université de Dresde. Comme ils l’écrivent dans leur appel à contribution, ils envisagent ce centre culturel islamique qui comprendra également un jardin d’enfants interculturel, comme un pont entre les cultures, un lieu consacré au rapprochement et à la compréhension mutuelle afin, disent-ils, que d’autres Marwa ne soient plus assassinées.
Espérons que leur projet aboutira très rapidement.
Communiqué de Presse
Avez-vous déjà vu un ange se déplacer sur terre ? Notre amie Marwa était vraiment un ange et nous espérons qu’elle a trouvé sa place au paradis. Mais elle nous observe et attend de nous une réponse. Comment allons-nous nous souvenir d’elle, rendre son nom immortel, œuvrer pour le rapprochement ?
L’idée avait déjà mûri à Dresde, la ville où elle a été assassinée, avant même le drame. Bien avant la mort de Marwa, nous avons déjà travaillé dans ce but et ce avec sa précieuse contribution. C’est pourquoi ce projet représente pour nous désormais un devoir. Nombreux sont ceux qui nous soutiennent et nous encouragent : tout d’abord la famille de Marwa mais aussi des Musulmans et des Non-Musulmans aussi bien en Allemagne que dans toute l’Europe.
Notre idée : construire un Centre culturel islamique « Marwa el-Sherbini » à Dresde.
Nous travaillons depuis déjà un certain temps à ce projet auquel participait Marwa et nous avons fondé une association dans ce but. Nous espérons désormais que, dans cette magnifique ville de Dresde, qui, grâce à la détermination de ses habitants, a réussi l’exploit de reconstruire l’église Notre-Dame (Frauenkirche), fantastique symbole de la réconciliation, nous aussi nous réussirons à y créer un lieu consacré à la compréhension mutuelle.
La famille el-Sherbiny soutient notre projet.
plus que jamais il est clair que la grande majorité de la population, qu’elle soit allemande ou d’autres nationalités, aspire à une cohabitation et une intégration sans peurs ni exclusions.
Nous imaginons un endroit tel un pont reliant deux rives dont les piliers ont été brisés – comme par exemple l’ancien pont de Mostar – mais qui seront réparés grâce à la réconciliation et à l’équité. C’est pour ce projet d’un centre culturel islamique à Dresde, comprenant également un jardin d’enfants interculturel et qui portera le nom de Marwa, que nous voulons collecter les fonds nécessaires. Ce sera notre contribution pour le rapprochement et la compréhension mutuelle afin que d’autres Marwa ne soient plus assassinées.
Nous vous tendons la main !
Si vous acceptez notre main tendue, diffusez cette information !
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez vous adresser à :
Islamisches Kultur- und Erziehungszentrum e.V.
E-mail : Ike_marwa@yahoo.com
Tarek Elsherbiny (Ingénieur et frère de Marwa): telsherbiny@yahoo.com
Coordonnées bancaires :
N° de compte: 193588902
Code bancaire : 86010090
IBAN : DE26860100900193588902
BIC : PBNKDEFF
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08 Avril 09 |
Séquestration de PDG : Le haut de la
pyramide tremble |
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17 Mars 2009 | Sciences Po Paris occupée |
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11 mars 2009 | Rennes/Troie, fac occupé? |
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04 fév 2009 | L'enseignement supérieur est en grève depuis le 2 février |
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Mars 2009 | Contribution de VOCAL, (Voces Oaxaqueñas Construyendo Autonomía y Libertad) |
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jan 2009 | Vive Oaxaca ! Vive la Palestine ! |
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2007 |
Exposé du Chef Guaipuro
Cuauhtémoc |
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Mai 2009 | interview de Sams'k le Jah |
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Mai 2009 | les conditions de restauration des étudiants des universités de Ouagadougou et Ouaga II |
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Mai 2009 |
commentaires sur la crise universitaire de Ouagadougou |
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Avril 2009 | Inscription frauduleuse à l'université de Ouagadougou |
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Mars 2009 | Interview de Carlos Ouedraogo |
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decembre 2008 | Université de Ouagadougou: Manque de volonté ou raison d’incompétence ? |
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decembre 2008 |
10eme anniversaire de l'assassinat de
Norbert Zongo : Le peuple burkinabè toujours déterminé pour la justice |
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1984 | Discours de Thomas SANKARA à la 39e Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, 4 octobre 1984 |